Le digital doit permettre à chacun de mieux se déplacer, de faire un usage optimal des solutions de mobilité à sa disposition, comme l’évoque Aurélien Gué, manager au sein du cabinet Kurt Salmon.

 

Quels défis, relatifs à la mobilité et au transport au sein des entreprises, les évolutions technologiques permettent-elles de relever ?

Aurélien Gué : Le défi du service aux utilisateurs : passer d’un service qui propose actuellement de transporter des individus vers un service de mobilité qui s’engage sur un horaire. Aujourd’hui, l’exploitation d’un réseau de transport s’attache à assurer autant que possible des horaires convenus avec un client (AOT, entreprise, etc.) et pas encore à améliorer le parcours de mobilité d’un individu de façon personnalisée via des services, du conseil, de l’information. Il en va de même pour les constructeurs automobiles qui commercialisent des moyens de transport mais dont le business model tend à évoluer vers du service avec une « consommation » des véhicules à l’usage. L’avènement du digital permet de relever ces défis du temps réel, de l’amélioration effective de la vie des individus, de la personnalisation et de la contextualisation.

 

Pouvez-vous évoquer ce que à quoi pourrait ressembler la mobilité de demain, compte tenu des tendances actuelles, des technologies qui émergent ?

Aurélien Gué : La nouvelle promesse des acteurs du transport est de comprendre le client dans sa mobilité globale (donc de bout-en-bout c’est à dire avant son voyage, pendant son voyage et après son voyage) pour apporter de nouveaux services et notamment, une information voyageur augmentée, des prévisions des capacités de transport en temps réel. On peut évoquer la billettique sans contact ou encore la navigation en temps réel contextualisée.

 

Quels sont les leviers technologiques sur lesquels s’appuyer pour améliorer les problématiques inhérentes au transport ?

Aurélien Gué : Les leviers technologiques clés pour les problématiques actuelles et futures de la filière transport dépendent avant tout des services à mettre en place. Les actifs technologiques clés se répartissent entre ceux des grands acteurs du numérique, avec leurs terminaux et systèmes d’exploitation mobiles, ceux des industriels dont la force technologique porte sur la donnée de leurs clients, et enfin ceux des start-ups du digital possédant l’agilité nécessaire pour casser les verrous technologiques. C’est l’efficacité du modèle animant l’apport de ces différentes typologies d’acteurs qui permettra un go-to-market efficace.