Chaque année près de 80 000 ha* (grosso modo, l’équivalent d’autant de terrains de foot pour les non spécialistes) sont artificialisés en France, c’est-à-dire construits ou utilisés pour produire des routes, parkings, …. La France a ainsi perdu près de 5 millions d’ha de surfaces agricole depuis les années 60, avec une très nette accélération sur ces dernières décennies.

Si l’on cherche à mesurer l’efficacité de cette consommation, elle se révèle très médiocre et pas seulement sur le plan écologique !

Comparé au nombre de logements produits, on est toujours loin des 500 000 logements à produire (de 300 à 400 000 selon les années). Sur le plan économique, elle n’est pas non plus au service d’une création d’activités et de richesse, il n’est qu’à voir les courbes du chômage ou du PIB. Autrement dit, le foncier consommé a servi à l’étalement urbain mais avec peu d’impact sociaux ou économiques.

Et si avant d’artificialiser, on cherchait systématiquement à évaluer le nombre de logements attendus, ou selon la destination le nombre d’emplois créés ?

* source : Agreste, Teruti-Lucas 2010 (période 2006 – 2010)

yann.milton@kurtsalmon.com

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