Sans attendre le 10 avril 2013, date du prochain dîner débat du Cercle Humania, quelques mots de présentation sur l’invité Guillaume Pepy, Président de la SNCF.

Il interviendra sur le thème « Comment avoir un train d’avance pour faire gagner la SNCF ? »

Guillaume Pepy, après ses études secondaires à l’école Alsacienne qui produit un « type d’homme cultivé qui alliât aux vertus de l’âme régionale, les qualités générales de l’humaniste », et être diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, a poursuivi son cheminement en intégrant l’ENA pour en sortir au sein de la promotion Louise Michel (1982-84) et y côtoiera notamment Pierre Moscovici. Ce jeune conseiller d’Etat préfère par goût l’action et le contact aux réflexions en chambre. A 27 ans, son premier rapport sera celui sur le groupe d’experts pour la réforme du droit de la concurrence qui précèdera celui de la Commission d’accès aux documents administratifs et terminera Secrétaire général adjoint de cette auguste institution.

Cette personnalité a déjà une longue expérience au sein de la SNCF puisqu’à 30 ans, son passage comme directeur de Cabinet du président du Conseil d’administration de la SNCF sera remarqué. Suivra une période au sein des cabinets ministériels de gauche comme conseiller technique du ministre du budget, Michel Charasse, puis directeurs des cabinets du ministre d’Etat, ministre de la Fonction publique, Michel Durafour, et du ministre du Travail avec Martine Aubry, devenue « son amie de trente ans ».

La direction de la stratégie et du plan, puis celle de l’économie, de la stratégie et des investissements précèdera un bref retour dans le privé, à 37 ans, pour devenir le directeur général adjoint, chargé du développement, du groupe Sofres.

Cet homme de concertation et de dialogue sera happé à nouveau par les rails des grandes lignes, puis deviendra directeur général délégué de toutes les activités voyageurs : Ter, Transilien, gares, matériel roulant et  traction. A son crédit, la nouvelle politique tarifaire des prix adaptés pour accroître les taux d’occupation des trains est mise en place en s’inspirant du transport aérien. Puis, suivront la création de Voyages-snf.com et de l’iDTGV. La transformation à grande vitesse, depuis 2007, de l’entreprise en groupe mondial de transport se dessine avec Geodis, Kéolis qui s’arrime aux trains.

Sa contribution sur les grands enjeux à venir de la réforme du système ferroviaire, rassemblant la SNCF et RFF, le motive à continuer au sein de cette grande maison qui compte près de neuf cents filiales. Visionnaire, pédagogue et charismatique seront des talents bien nécessaires pour s’atteler à l’élaboration du cadre social harmonisé des cheminots dans la perspective de l’ouverture à la concurrence de 2019. Un trajet sinueux dont il ne faudra pas dérailler.

Grand consommateur de fiches en papier bristol annotées au feutre rouge ou bleu selon leur importance, ce communiquant qui peut manier l’autodérision et l’ironie, a comme dernières foucades : «  ma hantise, c’est le train-train ».

Cet habile gestionnaire, avenant et simple, suscitera vos questions, en y associant son leitmotiv qu’il prodigue à ses impétrants : «  Je ne suis jamais aussi heureux qu’au contact des salariés ou des clients » et d’ajouter : « La SNCF, c’est le métier de ma vie. J’ai une histoire d’amour avec elle ».

Auteur : Ghislain Missonnier, Président du Cercle Humania

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