Nous avons le plaisir de vous présenter les résultats de l’édition 2014 du Digital Sport Challenge. Consacrée aux usages des acteurs du sport français en matière de médias sociaux et de stratégie Internet, cette étude est issue de la collaboration entre Audencia Nantes Ecole de Management, Kurt Salmon et KantarSport. Elle s’inscrit directement dans la continuité des travaux menés depuis 2009 sur le temps libre des français dédié au sport.

Cette étude a pour vocation et ambition de se pencher annuellement sur ces éléments rendus les plus tangibles possibles par une approche de « web assessment » reposant sur une centaine de critères répartis dans 6 catégories distinctes. 156 acteurs du sport ont été observés cette année et nous pourrons donc mesurer l’efficacité des fruits de leurs investissements d’une année sur l’autre.

Il en ressort certaines réalités difficiles à nier au premier rang desquelles le fait que la France n’est clairement pas un pays “fan” de sport. Sa consommation dans les médias y est encore “TV dépendante”. Seulement 65% de la population française déclare suivre du sport dans les médias, contre 77% en Allemagne ou 82% en Espagne. 21% des Français fans de sport utilisent les réseaux sociaux pour suivre le sport contre 38% en Italie ou 51% au Brésil.

Comparativement aux autres pays développés, l’utilisation d’Internet pour suivre le sport y est nettement plus réduite et avec seulement 1,5 heure par semaine passée à “consommer” du contenu sportif sur les réseaux sociaux (2 heures en Espagne par exemple), la France est un des pays développés qui utilise le moins les plateformes communautaires à cet effet. C’est d’autant plus regrettable quand on sait qu’aujourd’hui, la place du sport sur les réseaux sociaux est énorme. De par leurs fonctions relationnelle et communicative, les réseaux sociaux se prêtent parfaitement au partage de la passion sportive. Les utilisateurs sont fiers de parler, d’échanger et de partager leur amour du sport avec leurs amis. Pour preuve, 8 des 25 endroits au monde les plus « checkés » sur Facebook sont des stades ou des enceintes sportives.

Nous apprenons également que la popularité de nos amis sportifs sur les réseaux sociaux ne rime pas nécessairement avec notoriété auprès du grand public. A ce titre, on observe encore de grandes disparités générationnelles. La pratique d’un sport individuel et l’âge du sportif concerné sont en fait des facteurs clés dans la performance de cette catégorie. A ce petit jeu-là, les joueur(se)s de tennis (Tsonga ou Cornet) ont au moins un coup d’avance sur des footballeurs français , en retard par rapport à des joueurs références qui savent fédérer au-delà de leurs frontières.

S’agissant du football féminin, on retrouve sans surprise les clubs présentant une section masculine professionnelle et une section féminine en 1ère division en haut de notre classement. Faute de locomotive tirant le championnat vers le haut, les clubs de la Ligue Féminine de Basket ne peuvent en dire autant. Ce constat s’applique d’ailleurs également à leurs homologues masculins.

Leurs cousins du Top 14 peinent quant à eux à exploiter leur potentiel même si leurs 20 années d’expérience du professionnalisme leurs ont permis de structurer leur marque. Mention « peut nettement mieux faire » pour la jeune D1M de Handball.

Pour les distributeurs, l’union ne fait pas toujours la force pour les réseaux de magasin. Difficile en effet pour ces derniers de partager une plateforme web performante voire même de proposer une offre marchande commune. Un problème que ne rencontrent pas les équipementiers, famille la plus performante et la plus homogène de notre étude. Une homogénéité que l’on ne retrouve pas chez les grands événements sportifs où se mélangent trois références internationales et une multitude d’événements nationaux dont les stratégies diffèrent.

Paradoxalement, la relative performance des médias est impactée « négativement » par leur statut de marque ombrelle par rapport aux émissions et programmes qui ont bien souvent leurs propres stratégies web.

Pour conclure, le secteur du sport en France n’est toujours pas perçu à sa juste valeur et les réseaux sociaux restent un domaine ultra dynamique où la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. 

Pour cette édition 2014, les vainqueurs Sport Web Challenge sont par catégorie : Jo-Wilfried Tsonga (sportifs / sportives), OL féminin (clubs de la D1 féminine de football), PSG Handball (clubs de la D1 de Handball), Nantes Rezé Basket (clubs de la LFB de basket-ball), PSG (clubs de la Ligue  1 de football), Olympique d'Antibes (clubs de la Pro A de basketball), Stade Toulousain (clubs du Top 14 de rugby), Décathlon (distributeurs), Adidas (équipementiers), Roland Garros (événements sportifs), Fédération Française de Football (fédérations), L’Equipe (médias sportifs).

 

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